Portrait de J.M. Cameron, par le peintre George Frederic Watts
Portrait de J.M. Cameron, par le peintre George Frederic Watts
Photographiée par son mari
Photographiée par son mari
Présentation (extraits de l'article wikipedia) :
"Julia Margaret Cameron (11 juin 1815 à Calcutta – 26 janvier 1879 à Ceylan) est une photographe britannique, surtout connue pour ses portraits de célébrités de son temps. Elle réalisa aussi des illustrations photographiques inspirées par la peinture préraphaélite anglaise.

Photographe amateur devenue portraitiste renommée, Julia Margaret Cameron eut une véritable démarche artistique. Animée par une recherche de la beauté et de l’esthétique, elle cherchait à capter la personnalité des sujets qui posaient pour elle. Cette démarche était novatrice, à une époque où la photographie, technique encore récente, était surtout estimée pour sa précision documentaire.

La carrière photographique de Cameron fut courte (environ 12 ans) et commença tardivement dans sa vie. Mais son travail a eu un impact notable sur la photographie moderne, en particulier ses portraits, au cadrage serré et au flou artistique.

Julia Margaret fut élevée en France et en Angleterre, avant de retourner en Inde en 1834. En 1838, elle épousa Charles Hay Cameron, un juriste de vingt ans son aîné avec lequel elle aura six enfants. De plus, elle adopta trois orphelins et éleva les enfants de sa sœur Adeline (Mary et Adeline Clogstoun). Julia s'occupa aussi d'une enfant mendiante, Mary Ryan.

Les Cameron s’établirent à Ceylan. Là, en plus de son activité de juriste, Cameron acquit des plantations de café. En 1848, Charles Hay Cameron prit sa retraite et la famille déménagea à Londres, en Angleterre. La sœur de Julia, Sarah Prinsep, habitait dans cette ville et y tenait un salon littéraire fréquenté par des auteurs et des artistes célèbres. En 1860, les Cameron achetèrent une propriété sur l'île de Wight et devinrent voisins et amis du poète Alfred Tennyson.

En 1863, alors que Julia Margaret Cameron fêtait ses 48 ans, sa fille aînée lui offrit un appareil photo. Elle se lança avec passion dans la photographie et entreprit alors une véritable carrière de photographe. Elle employait le procédé au collodion humide, convertissant sa cave à charbon en cabinet noir et un poulailler vitré en atelier. En moins d’un an, elle devint membre de la Société photographique de Londres. Sa force de caractère et sa position sociale lui permettaient de mener de front cette activité dévorante et la conduite d'une nombreuse maisonnée — dont six enfants."
En 1865, le Victoria & Albert Museum à Londres présentait pour la première fois une exposition de photographies. De surcroit, l'auteur concerné, Julia Margaret, était une femme, de 50 ans, qui ne pratiquait la photographie que depuis 18 mois !

"J. M. Cameron n’était pas une technicienne accomplie mais elle ne cherchait pas à produire des images documentaires nettes et détaillées. Elle pensait que la photographie pouvait être un art, si elle était pratiquée avec imagination, esprit et sens esthétique. Elle écrivit : «  j’aspirais à capter toute la beauté qui se présentait devant moi et finalement, cette aspiration a été satisfaite. ». Elle prit ainsi part au débat qui avait surgi depuis quelques années, à savoir si la photographie pouvait avoir une valeur artistique ou pas."
"La majeure partie des photographies de Cameron entre dans deux catégories : les portraits et les illustrations pour des œuvres littéraires. Les portraits réalisés par Julia Margaret Cameron restent importants aujourd’hui. Ils sont parfois la seule photographie existante de personnalités historiques, prise à une époque où cette technique était encore nouvelle et complexe (...)
Les illustrations photographiques représentent l'autre facette du travail de Julia Margaret Cameron. Il s’agit essentiellement de scènes de genre en costumes, illustrant des thèmes religieux, littéraires, poétiques ou légendaires."
Malgré sa courte carrière, J.M. Cameron reste l'une des femmes qui a le plus marqué l'histoire de la photographie. 
Extrait d'une lettre de Julia Margaret Cameron à John Herschel (31/12/1864) :
" Qu'est-ce qu'une mise au point ? Et qui a le droit de dire quelle mise au point est légitime ? Mon aspiration est d'ennoblir la photographie et d'inscrire sa particularité et ses usages dans les beaux-arts en associant le réel et l'idéal, et, sans y sacrifier la vérité, par un dévouement total à la poésie et à la beauté. "
Charles Darwin
Charles Darwin
John Herschel, l'ami et mentor de Cameron
John Herschel, l'ami et mentor de Cameron
Back to Top